Positive Company est un label RSE français créé en 2019. Il s’appelait auparavant Positive Workplace. Sa méthode associe des preuves documentaires et des enquêtes anonymes auprès des parties prenantes.
L’entreprise obtient une note globale et un niveau comprenant une, deux ou trois étoiles. Le parcours vise aussi une amélioration continue, avec un plan d’action adapté.
Ce guide présente le référentiel, les étapes, le prix et les limites du label. Il explique également comment utiliser ses données commercialement, notamment dans les appels d’offres, les dossiers fournisseurs et les échanges avec les acheteurs.
Positive Company confronte les pratiques déclarées avec la perception des salariés, clients, fournisseurs et partenaires.
Qu’est-ce que le label Positive Company ?
Positive Company évalue la maturité sociale, environnementale et sociétale d’une organisation. Le label concerne les PME, ETI, groupes, associations et établissements publics. Le référentiel s’inspire de l’ISO 26000, des Objectifs de développement durable et du GRI. Il intègre aussi les évolutions européennes concernant la CSRD et la VSME.
L’ISO 26000 reste une norme de lignes directrices. Elle ne peut pas être certifiée directement. Positive Company utilise donc ses principes dans un dispositif indépendant. Pour comparer cette démarche avec les autres reconnaissances, consultez notre guide consacré au label RSE.
Quels critères sont évalués ?
Le questionnaire varie selon la taille et le secteur. Il peut dépasser 180 questions pour certaines organisations. Les réponses doivent être justifiées par des preuves.
| Thème | Principaux sujets |
|---|---|
| Activité | Modèle économique, raison d’être, offres responsables et stratégie RSE. |
| Gouvernance | Décisions, éthique, dialogue, risques et pilotage des engagements. |
| Social | Emploi, diversité, compétences, santé, sécurité et qualité de vie. |
| Environnement | Carbone, énergie, ressources, déchets, achats et écoconception. |
| Sociétal | Territoire, consommateurs, solidarité, accessibilité et relations externes. |
L’audit documentaire vérifie les politiques, actions, indicateurs et résultats. Les enquêtes mesurent ensuite la perception des collaborateurs, clients et fournisseurs. Cette confrontation limite les démarches purement déclaratives. Elle révèle aussi les écarts entre les engagements internes et leur compréhension externe.



Comment obtenir le label Positive Company ?
Le parcours dure généralement trois mois. Un cadrage initial définit le périmètre, les entités concernées et les principales parties prenantes.
- Mois 1 : questionnaire en ligne, collecte des preuves et premiers échanges.
- Mois 2 : enquêtes anonymes auprès des parties prenantes sélectionnées.
- Mois 3 : analyse, restitution, note globale et plan d’action.
Après attribution, l’organisation assure un suivi régulier et une réévaluation selon le programme applicable. Un taux minimal de réponses peut être demandé pour les enquêtes. L’organisation doit donc préparer les contacts et expliquer la démarche clairement.
Le rapport final présente les points forts, les résultats par thème et les axes de progrès. Il devient une feuille de route pour les équipes et une base solide pour la communication commerciale.
Comment fonctionnent les étoiles et la validité ?
Une, deux ou trois étoiles représentent différents niveaux de maturité. Un score supérieur à 50 sur 100 permet généralement d’accéder au label. Les seuils exacts dépendent du référentiel applicable. Ils peuvent aussi inclure des conditions minimales sur certains thèmes ou taux de réponse.
Ces étoiles facilitent la lecture externe de la démarche. Elles ne doivent toutefois pas être utilisées seules. Une communication efficace précise le périmètre, la date d’évaluation, les principales forces et les axes de progrès associés.
Quel est le prix de Positive Company ?
Le prix dépend de la taille, du périmètre, des sites et du niveau d’accompagnement. Positive Company établit donc un devis personnalisé. Des communications publiées en 2024 indiquaient environ 1 950 euros HT pour une TPE. Les grands groupes pouvaient dépasser 24 000 euros HT. Ces montants restent indicatifs.
Ajoutez aussi le temps interne consacré aux preuves, aux enquêtes et au plan d’action. Le vrai budget comprend donc le coût externe, la mobilisation des équipes et l’éventuel accompagnement pour structurer les données.
| Poste | Contenu | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Label | Accès au parcours, analyse et restitution. | Le prix dépend du périmètre. |
| Preuves | Collecte documentaire et indicateurs. | Mobilise RH, achats, finance, qualité et direction. |
| Enquêtes | Consultation des parties prenantes. | Anticiper la qualité des contacts et le taux de réponse. |
| Plan d’action | Actions de progrès et suivi. | Prévoir du temps après l’obtention du label. |
Comment se positionne Positive Company face aux autres labels ?
Positive Company se distingue par ses enquêtes anonymes auprès des parties prenantes. LUCIE 26000 privilégie un plan d’engagement sur quatre ans. Engagé RSE AFNOR repose sur une évaluation AFNOR plus institutionnelle. B Corp associe impact, gouvernance et exigences juridiques.
EcoVadis fournit surtout une notation utilisée dans les chaînes d’approvisionnement. Le choix dépend des clients, marchés, budgets et objectifs internes.
| Démarche | Logique | Quand la privilégier ? |
|---|---|---|
| Positive Company | Label participatif avec consultation des parties prenantes. | Pour relier preuves RSE et perception externe. |
| Label LUCIE | Audit ISO 26000 et plan d’engagement sur quatre ans. | Pour structurer une transformation RSE profonde. |
| B Corp | Certification d’impact et exigences de gouvernance. | Pour valoriser un modèle d’entreprise à impact. |
| EcoVadis | Notation fournisseur utilisée en B2B. | Pour répondre aux attentes des grands donneurs d’ordre. |
| Impact Score | Auto-diagnostic d’impact. | Pour préparer une labellisation plus complète. |



Quels sont les avantages et les limites ?
Le principal avantage réside dans la consultation des parties prenantes. Elle produit des données concrètes sur la confiance, la satisfaction et la réputation. Le label peut soutenir la marque employeur, les appels d’offres et les relations fournisseurs. Il aide aussi à prioriser les actions RSE.
La méthode reste exigeante. Une faible participation aux enquêtes peut compliquer le parcours. La collecte documentaire mobilise également plusieurs fonctions internes.
Le label ne remplace pas la CSRD, la VSME ou un bilan carbone. Il peut toutefois structurer des informations utiles pour ces démarches. Le Scoring by Positive répond à un autre besoin : il évalue les fournisseurs, tandis que le label analyse l’organisation complète.
Pour découvrir une démarche fondée sur un audit différent, consultez notre article consacré au Label LUCIE.
Comment valoriser commercialement les données Positive Company ?
Le label produit bien davantage qu’un logo. Il génère une note, des résultats thématiques, des enquêtes et des recommandations. Commencez par sélectionner les données utiles pour chaque client. Un acheteur attendra des preuves différentes d’un candidat ou d’un investisseur.
Dans un appel d’offres, présentez le périmètre, la date, le nombre d’étoiles et trois résultats vérifiables. Ajoutez les actions prévues. Les enquêtes peuvent aussi nourrir une fiche de preuve commerciale avec la satisfaction, la confiance fournisseur et la perception des salariés.
Formez les commerciaux à expliquer les résultats sans exagération. Le label évalue une organisation, mais ne certifie pas chaque produit. Utilisez aussi ces données dans les présentations, dossiers fournisseurs, renouvellements de contrats et pages sectorielles. Actualisez chaque support après une réévaluation.
Mesurez enfin les opportunités soutenues par ces preuves. Suivez les appels d’offres, objections traitées et contrats sécurisés. Pour transformer ces résultats en arguments structurés, consultez notre page dédiée à la valorisation RSE.
Conclusion
Positive Company combine audit documentaire et perception des parties prenantes. Cette méthode fournit une lecture complète de la maturité RSE. Le label devient réellement utile lorsque ses données pilotent les progrès et soutiennent des échanges commerciaux précis.
La bonne approche consiste à traiter Positive Company comme un système de preuves : un référentiel, des données, des perceptions externes, des axes de progrès et un discours commercial clair.
